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Un jour une oeuvre n°5: "Until the Kingdom Comes" Simen Johan

Dernière mise à jour : 11 mars 2020

Dans « Until The Kingdom Comes » le photographe norvégien Simen Johan vient nous titiller l’esprit. Pour chacun de ses clichés, il associe deux éléments (souvent des animaux et un décor) réels, mais qui ne se sont jamais rencontrés. Ses photographies laissent une triple impression de malaise, d’incongruité, et de fascination simultanés. On peut sentir que quelque chose n’est pas à sa place, mais quoi? Où est la limite entre la réalité et la fiction? Où sont ces girafes et comment sont elles arrivées là? Toutes ces questions sont intentionnelles. Il faut que l'on cherche, déconstruise, distingue la limite entre réalité et manipulation informatique, réalité et artifices.

Si l'expression ne vous est pas familière, « Until The Kingdom Comes » se traduirait idiomatiquement par « attendre une éternité ». Dans ces images on peut attendre une éternité à chercher la petite bête sans la trouver. Ces images sont trop techniquement parfaites pour soulever un irréel qui saute au yeux. Selon S. Johan, ce titre ne s'explique pas de manière religieuse, mais plutôt spirituelle, faisant écho au fantasme humain que la vie se résoudra dans une éternité joyeuse et délectable, alors que réellement, nous n'en pouvons rien savoir, et que chercher la réponse ne fait que nous plonger plus profondément dans la confusion.

Parfois on garde la tête dans les nuages, sans faire attention à la boue dans laquelle on se tient. D’autres fois on peut choisir disparaitre du mieux possible, à l’image des paons javanais camouflés dans un poivrier espagnol. Mais jamais l’on échappe à l’inévitable conséquence de nos actions. Ces photographies pourraient être des appels à l'aide de préservation de la nature, à voir comme nous dérange la vision des ours au milieu des déchets, ou les phoques criant à l'aide du haut d'un radeau de la Méduse fait de leur propre corps. (PS: triez vos déchets)

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